Je sais pas trop quoi faire de moi en ce moment. enfin si, je sais… je saurais… c’est d’ailleurs pas les idées ni les envies qui manquent, et elles pourraient couvrir plusieurs dizaines de disciplines, activités et continents… sur plusieurs décennies. Et je sais pas de combien de temps je dispose. Ni ce qui lâchera en premier entre les reins, le cœur ou le cerveau… les trois se disputant souvent le monopole du dysfonctionnement. (Big up pour mon foie, mon gars sûr!)
J’essaie de gérer mes journées à peu près correctement pour avoir le temps d’en faire un max. A défaut de fonctionner méthodiquement, je me lève tôt (très tôt) pour commencer aux aubes (cette prononciation ça vous surprendre)…et profiter. Car il s’agirait de ça non? De profiter au lieu de subir… serait-ce pas ça qui motiverait une quelconque velléité de survie dans ce monde de merde?
Car des envies j’en ai vraiment plein, j’accomplis pas tout, pas toujours, ou alors pas totalement mais j’essaye. J’ai gardé ce truc un peu gamin (immature) de « Ouais allez!! » qui s’applique en vérité vraiment mieux aux idées un peu couillonnes (voire carrément débiles) qu’aux tâches administratives ou ménagères par exemple.
Ma balance se rappelle avec douleur du régime lasagnes-tiramisu qui au bout de 2 semaines n’avait vraiment pas apporté grand chose de positif à part des barres de rire lorsqu’il fallait justifier ce choix alimentaire, il y a eu aussi l’épisode BMX, le légendaire projet Girafe de Suze, la carte de France des bleds aux noms merdiques (projet que je chéris encore et qui n’est que repoussé), les achats incongrus (qui ne méritent pas l’attribut de compulsifs car ils font souvent l’objet d’une recherche approfondie et laborieuse, les gens se rendent pas forcément compte). Petite aparté: cela ne s’applique pas aux achats de fringues en wax que je ne maitrise pas du tout j’avoue… c’est l’instinct, n’oubliez pas que j’ai du sang massai et papou, je peux pas lutter contre mes origines, et d’ailleurs je m’y refuse. Fin de l’aparté.
il y a aussi les projets importants, porteurs, qui relèvent de l’identité et du développement personnel, (le street art, le roller disco, transformer l’appart en serre tropicale…) et les side-projects d’hygiène de vie consistant par exemple à réaliser des playlists impeccables sur des thématiques improbables, à « cuisiner » de bons rhums arrangés, à faire des cookies en forme de bite, à se constituer des bibliothèques de livres, bd et musique permettant de survivre à toutes sortes d’apocalypses mondiales ou personnelles etc…
Et pour « être au monde » (un!uh!uh!) il y a aussi les projets de type fédérateurs et événementiels, je citerai ici le bingo, le karaoke trash, et le speed dating thématique festif (sous une forme et une configuration sociologique qui reste encore à définir collectivement), qui ont principalement pour but de rassembler du beau monde autour d’un même fou rire.
Bref. Tout ça donc en plus du reste, ou à côté du reste. Les papiers, le travail, les trucs relou, les trucs obligatoires… forcer un peu pour pouvoir enfiler tout ça dans une journée. Et au final avoir ri et joui de sa journée.
Et plus ou moins ça marche car … l’énergie… bordel.
Cette énergie que je retrouve après l’avoir trop longtemps mal placée. Cette énergie dont la puissance me fait parfois flipper. Cette énergie qui peut s’avérer être plus un fléau qu’un atout… mais qui pourtant me convient tellement mieux que son contraire… cette énergie qui me donne le vertige et me bouscule mais qui me donne envie de sourire et de bouffer le monde. Cette énergie qui me pousse à agir, comme une bourrasque qui m’emporte vers l’avant, que je le veuille ou non.
Cette énergie qui me permet aussi de faire des siestes nocturnes au lieu de vraies nuits et de profiter de journées de 20h. De pouvoir caser 18km de rando suivis par un concert le soir, de sortir boire des coups et d’aller courir 10 bornes juste après, d’avoir déjà 2 h de vie a 6 h du mat… et d’être encore debout/vivante/très vivante au bout de plusieurs mois et même années de ce rythme là… tout ça sans chimie, souvent en gueule de contreplaqué léger, malgré les soucis et les crève-cœurs, la cogite vers le passé ou vers le futur et l’arborescence psychédélique des idées tristes et des idées jolies, des tribulations joyeuses ou glauques, des pensées fixes ou fluctuantes… le merdier dans ma tronche et dans mes tripes.
Mais l’énergie reste indemne. Ça flambe. Ça bruit. Ça explose. Ça veut.
Caro sans les freins mais pas en roue libre non plus… C’est speed et il y a pas de feuille de route mais jusqu’ici j’ai encore une main sur le volant (en fourrure rose -prononcer rause-) et je conduis pas si mal que ça si on considère que j’ai ni le permis ni le(s) code(s).
Épisode routier du 06 octobre pour rester dans la thématique : la plus belle route du monde comme l’appellent les indigènes, peut être un peu avec raison… Culoz-Chambery à bicyclette … merci au soleil pour sa participation. Ça manquait juste de fromagerie(s).











Une réponse à “L’énergie”
Elle est tellement belle ton énergie Caro ! Aussi belle que tes photos. Tout est lumière et magie. Ouais je me répète et j insiste…. MAGIE ! Et rien à voir avec Garcimore 😛
J’aimeAimé par 1 personne