Autochtoneries … Canada jour 6

Je fais l’impasse sur mes rythmes de sommeil qui n’ont rien d’interessant. Si vous voulez savoir, zoomez sur mes cernes. Si vous voulez connaître mon niveau de stress zoomez sur mes doigts. Ça n’a rien à voir avec le froid.

En vrai je suis jalouse de son sommeil

Aujourd’hui comme prévu l’ambiance est pour le moins délétère… on se rapproche un peu chaque jour de faites entrer l’accusé alors qu’on était partis sur un mode les sous-doués partent en vacances… Et contre toute attente au vu de la soirée d’hier ce n’est pas l’un des poulains favoris qui remporte la palme de la reloutitude mais leur oncle. ils sont plusieurs en lice et peuvent encore nous surprendre, la course à la mauvais humeur n’est pas finie. Et je crois qu’on tient des kenyans de la bouderie (et de la mauvaise foi).

La Z est moi nous sommes levées telles des ninjas pour essayer de déjeuner en toute discrétion mais on s’est faites cramer quand on a décidé de faire la course pour qui s’habille le plus vite (enjeu: la gagnante porte la doudoune arc en ciel pour la journée). Mais la Z triche et tire sur les collants des gens quand ils sont sur un pied en train de les enfiler, du coup on a réveillé tout le monde avec nos hurlements et ça faisait grave la gueule.

Peu importe. Nous décidons de sortir faire un bonhomme de neige qui fait le poirier nu, ou un igloo, ou les deux.

Mais la neige est une “ poudrerie” du coup on peut rien faire d’un tant soit peu créatif…

Nous partons donc explorer les alentours. Une zone péri-urbaine où les trottoirs sont des congères. On en profite pour faire les poubelles à la recherche de racoons. Toujours rien et c’est vrai que ça fait un peu mauvais genre. Surtout quand c’est la poubelle du centre de chirurgie esthétique.

On traîne dans les échoppes disséminées sur la route et on ricane un peu sur des produits ouf, puis on décide de prolonger notre absence avec un smoothie aux légumes verts et un beignet sirop d’érable/bacon. On a tellement pas envie de rentrer qu’on envisage même d’aller à Walmart s’acheter des maillots pour aller à la piscine.

2 salles, 2 ambiances mais l’alliance est pas folle

Quand on estime qu’on a suffisamment manqué à la famille on revient à l’appart…et WoW…

Ils se sont mis en mode ménage et ils sont tous ultra vénère… ils ont même fait notre chambre donc on retrouve plus rien du tout. Déjà on est 3 à faire fringues en commun dans cette chambre mais là vazy on sait même plus ce qui a été porté par qui car nos piles ont été ré mélangées et pliées dans des valises au hasard…ce social traître de C n’a pas su défendre notre horreur. Il s’est plié, comme le linge. De toutes façons je sais qu’il est prêt à tout pour mettre mes culottes.

On peut vraiment compter sur personne.

Repas tendu donc, même si la Z essaie de détendre l’atmosphère en apprenant des signes de gang à sa grand mère. On la sent assez peu réceptive… ça se voit qu’elle vit pas à la Guillotiere.

E m’a appelé Habibi Sheitan et c’est une drôle de manière de parler à sa daronne. Quelque part je prends ça comme un compliment.

Après le repas nous partons pour la réserve amérindienne de Wendake, ou zonent encore quelques Hurons-Wendat. Notre guide du musée Huron Onhoüa Chetek8e vient de Vendée, il dit s’appeler Thomas mais en réalité ça se voit qu’il s’appelle Antoine.

C’est assez intéressant et le gars et assez drôle. Visiblement on le fait bien rire aussi. Surtout quand la Z s’extasie devant les feuilles de coca et demande si la fourrure de Castor est waterplouf.

On apprend pas mal de choses sur ce qu’on peut faire avec de la graisse d’ours et des racines. Hélas ça peut bientôt servir donc j’essaie de retenir. Restez proche de moi quand l’effondrement surviendra, je crois que je sais fabriquer des canoës.

Collection homme 1670: toque pour tous les jours en plumes de dindon sauvage. Yvette Horner, cœur avec des pattes de gallinacé des bois.

On visite une “ maison longue” car les iroquois ne dormaient pas dans des teepees. Perso ça me rappelle les baraques d’Auschwitz mais c’est fou comme j’ai appris à fermer ma grande bouche depuis 5 jours. (Sauf le soir quand on referme la porte de la chambre…punchline party et craquage de langage)

Il y a un resto gastro dans un hôtel à côté qui donne carrément envie de manger autre chose que de la poutine et des restes de bûche. Mais je crois que ça ne fait pas partie du projet collectif.

Je suis passée à côté de la “bouillabaise” autochtone…
Ça sent le supplément bagage!
J’ai bu un café sous ce truc, j’étais pas hyper à l’aise.

La fin de la journée a été consacrée à des trucs utiles et pas forcément funky. Comme de racheter des gants et des lacets (comme je sais pas défaire les doubles noeuds je les coupe et bon là j’avais plus assez de lacets pour faire des lacets)… acheter un snow skate pour mon brother, et aussi amener E dans une enseigne suédoise pour finir de l’installer avec des trucs essentiels à 24 piges comme des verres à shooters, des lampes et autres artefacts de confort domestique…

Moi je voulais des raquettes…
C’est même pas à l’orignal

Je ne sais pas si c’est lié à mon départ imminent mais ce soir les gens sont de meilleure humeur. Sauf la Z qui veut pas que je parte car elle sait qu’elle va devoir gérer tout le monde et qu’elle aura personne avec qui pouffer bêtement sur la banquette arrière du minibus. Et surtout parce que je pars avec la/ma doudoune arc en ciel. Sheh.

Kenavo la mif.

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