Action réaction

Pas mieux pas pire, mais ça bouge… en journée je me TERre hors du ter ter pour visiter de la case rurale ou semi rurale… c’est le festoche de la tapisserie moche, j’ai même entrevu un ou deux stana et j’ai fréquenté ces derniers temps plus de PMU que dans toute ma vie cumulée…

Une expérience decorativo -sociologique en terres inconnues. Marron is the New black.

J’ai bu plus de café aussi que jamais aussi car ce breuvage me tient pas mal debout. Et contrairement à la bière il me permet de garder un semblant de dignité. Il me permet également de faire 30000 pas par jour pour aller nulle part et de faire 14 trucs en même temps pour ne rien accomplir. A moins que le mérite revienne à mon cerveau mal paramètré et que le café ne soit responsable que des insomnies… m’est avis que c’est un bon travail d’équipe. Une équipe qui gagne pas grand chose en ce moment.

J’ai aussi commencé à traquer le carton jusque dans les poubelles jaunes de parfaits inconnus et même à en remplir quelques uns.

Ça m’avait pas manqué cet exercice de tri, de retrouver des trucs que j’avais cachés pour pas les ranger (y compris des émotions… mais on va pas se mentir pas mal de merdier matériel aussi)… des trucs fous dans des endroits tout aussi improbables… et pour l’instant j’ai déplacé qu’un fauteuil.

Paye ton hoarding

Du coup ça prend un temps dingo… refeuilleter des livres, des carnets remplis de bouts de vie, de vieux magazines ou des dessins d’enfants… trier entre la nostalgie et l’essentiel, la mièvrerie et le nécessaire, le superflu et la preuve qu’un truc a existé… ouais bon… ce sera pas une table rase glabre… on va être sur de la barbe de trois jours de la remise à zéro car je vais avoir 2 ou 3 trucs à déménager. Commencez à bosser vos biceps et vos squats…

Quand t’as fait 15 cartons rien qu’avec une (petite) partie des livres en « double file »

Ce sera jamais que le 4eme déménagement depuis 2014… reste plus qu’à trouver où poser ces cartons.

Des fois je panique un peu et des fois je me dis que ça ira forcément… comme ça l’avait fait au Pays de Galles… j’avais snobement rué dans les brancards au début en constatant ce qui m’avait semblé être un néant culturel (a ma petite mesure condescendante) mais très vite j’ai découvert autre chose (notamment qu’on peut faire marcher son cerveau davantage quand on subit pas les affres de la facilité) et j’ai fini par kiffer la slow life (bien houblonnée quand même) avec de très chouettes rencontres…et même la pluie…et même le rien…

D’ailleurs c’est ça… Je crois que j’ai envie de rien. Mais de manière constructive. Car quand il n’y a rien il faut créer. Et j’ai besoin de savoir a nouveau de quoi j’ai envie. Et de quoi je suis capable aussi.

Car sinon je veux trop tout… et tout c’est pas possible. Donc je vais repartir de que dalle et remettre les choses dans l’ordre. A défaut de nouvel ordre mondial je vais m’occuper de celui de ma vie.

Vivre en ville et sortir tous les soirs ça c’est bon je sais que je sais faire… cette compétence est clairement acquise. Point vert avec mention. Maintenant je vais essayer autre chose.

J’ai hâte de savoir quoi…

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