En avant Guingamp

Je cours dans tous les sens mais pour l’instant j’oublie rien… sauf peut être que je suis pas une machine. Mais prendre soin de soi c’est pour les fragiles!

Les journées sont parfois un peu folles. Je me laisse porter par les rails sans trop dérailler de mes destinations… j’aime toujours autant le train même si je déplore chaque jour un peu plus l’absence de wagons bars dans les TER…

J’ai la tête pleine et en ébullition. Je dors assez peu ou alors d’épuisement teinté de cauchemars. Et j’ai à nouveau cette sensation récurrente de me réveiller le matin sans savoir qui je suis, ou je suis, ce que je vis… c’est pas super agréable ni fun. En général ça passe avec du café. (Genre au 3eme).

Mais ça bouge. Les cartons se remplissent, même si à ce stade on voit aucune différence sur l’appart. je trie, je donne, je jette et je conserve religieusement des trucs qui n’auraient pas vocation à être gardés (carton de jupes babos 34-36)… il y aura forcément un deuxième écrémage. Je m’y prépare. (Hasta la vista les jupes pygmées, Billy the kick c’est mort et enterré)

Mais comme je continue à acheter du livre on est pas rendus. L’achat compulsif culturel devrait être compris sur le 100% de la sécu.

Côté musique je stagne un peu, j’ai rien découvert de transcendant ou alors juste viteuf (j’y reviendrai) et ça me suffit clairement pas. Côté lecture heureusement il y a le train pour arriver à parcourir quelques pages. Ce concept génial qui te pose et te déplace en même temps.

Côté concerts outre la grosse session francofolies du périscope (20 ans de Modern City) et monsieur Giscard au Marché Gare je sors « comme même » moins… mes tympans et mon foie doivent rien capter…par contre je garde un œil sur tout ce qui va passer et je vais devoir prendre le temps de recartographier les projets de concerts pour restructurer mon temps en fonction des velléités musicales… la seule contrainte spacio-temporelle que mon organisme arrive à tolérer.

Sinon les jours rallongent et ça se voit… ça sent l’appel des grands espaces qui seront pas dans le noir à 16h30…j’ai envie de terrasses au coucher du soleil…et avec un peu de chance ce sera peut être même ma terrasse.

Hier la z m’a dit que je la fatiguais car je lui parlais de ruches et de poules… mais on y est pas.

On est nulle part.

Les temps demeurent troubles et troublés mais là dedans il y a quand même du joli… des moments de grâce dans des sourires grivois ou espiègles, dans de nouvelles rencontres, dans des yeux familiers qui pétillent encore malgré le marasme, dans les potes qui se documentent ou s’investissent activement sur mes projets de déménagement, dans des surprises, dans des boissons (la sour au mezcal, tu vois, j’aurais pas dit mais en vrai c’était chouette!) ou dans des propositions inattendues… qu’il s’agisse de bosser à la fac, de trouver un maître de thèse pour ce doctorat si longtemps convoité en demi molle, ou d’oser enfin trouver les couilles de faire une expo street art… merci les gars du fond de l’organe qui sert à pomper mon sang. C’est assez superbe de vous avoir.

Et ce projet blind test karaoke qu’il faut mettre sur pattes aussi…et qui lancera peut être une carrière dans l’événementiel shlago-trashouille. Je crois que le monde attend ça. Sortir de la grisaille par du bruit qui fait du bien et du zygomatique qui se la donne.

N’était ce pas une vocation ? moi j’aime bien faire rire malgré et envers tout. Rigolez bordel, sinon je vous démarre.

Ça me rappelle (normal c’était hier) une discussion de comptoir fort interessante (bon c’était pas un café philo non plus…) entre ce qui définit l’extraversion et l’introversion. Pour ma part on serait sur une certaine bipolarité sociale dépendante du contexte. Je sais pas si je ferai carrière dans le stand up devant plus de 5 personnes, et encore il faut que ce soit déjà mes amis. Et que tout le monde ait un peu bu avant.

Sinon, sur une note carrément pas drôle, j’ai vraiment la sensation que je fais pas mal de merde en ce moment au niveau humain… je me sens karmiquement entre le cancrelat et le blaireau, un rêve d’entomo-taxidermiste…

Est-ce que je fais vraiment de la merde en barre ou est-ce que pour la première fois depuis… des plombes… je pense à moi? Je sais pas. C’est pas dit que ce soit incompatible… Je crois que j’ai jamais vraiment fait ni l’un ni l’autre donc je sépare pas le merdier de l’artiste. Pas sûr que ça me convienne… pas sure que ça vaille le coup… pas sure que ce soit mon vrai moi de penser à moi.

Mais bon… j’en suis là et je fais ça. Je dis pas que je le fais bien… ni que je le fais vite, ni que ça va avancer quoi que ce soit, ni que ca va nuire à personne, y compris à moi même, mais je le fais.

Et d’ailleurs je repars faire du carton. J’ai des The Face de 1994 à 2000 à empaqueter pour les garder toute la vie enfermés dans un garage!

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