Ce week end ca aura fait 15 ans qu’on gravite autour de la planète Z.

Sacrée planète… et pour une fois je suis contente de pas avoir les pieds sur terre…
Depuis le début on a tout de suite compris qu’on était face à un phénomène particulier… le quatre pattes à 6 mois, les ÉNORMES fou-rires, la marche a 10 mois, l’énergie de dingue et la clownerie/deglingoterie précoce … un certain sens de l’absurde aussi, doublé d’une grande sensibilité et d’une vraie intelligence… la meuf capte tout, sait tout faire, comprend tout et pourtant elle choisit de te faire rire au lieu de te toiser du haut de tout ce qu’elle a de mieux que toi… c’est assez exceptionnel…
Une petite meuf qui parle comme Joey Starr mais lit du Roxanne Gay, qui fait du féminisme appliqué depuis qu’elle sait marcher et qui est le bonhomme le plus bonhomme que je connaisse, tout en maîtrisant les sciences complexes des cosmétiques cutanés et capillaires…
Je suis fan, chaque jour un peu plus…
Je m’étais jamais vue avoir une fille. Et quand je l’ai su pendant ma grossesse, alors que j’étais persuadée d’attendre un 3eme garçon, j’ai connu un vrai moment de panique. Je me suis jamais sentie femme, fille a peine plus. C’est pas trop mon monde ce truc. Du coup je me demandais bien ce que j’allais bien pouvoir lui transmettre, vu que cet univers m’échappait totalement… mais cette enfant la joue sur un autre terrain… en fait non, elle est tout terrain…
Et c’est elle qui m’a tout appris en fait. Je la regarde faire et être et je me dis que j’aurais adoré pouvoir être elle quand j’étais ado… avoir cette assurance sans la morgue qui va avec, avoir cette confiance sans être condescendante, cette curiosité de dingue, et cet optimisme ravageur…


































Et puis cette maturité de ouf… et cet appétit de vie… et ce sacré sourire malgré les 6 dernières années qui ont bien malmené notre micro famille. (Mais nous ont sacrement rapprochés aussi…)
Des fois je me dis aussi qu’elle doit bien galérer entre C et moi… à être le seul adulte d’aplomb de cette famille. Elle nous nourrit, nous dit quelles courses faire, nous rappelle nos papiers à remplir et nos rendez-vous à honorer, nous brusque et nous rassure et nous reconnecte à la réalité du vrai monde…elle nous explique parfois même comment font “les gens normaux” et, passé la vexation, c’est arrivé que ça nous rende un vrai service. Tout ça en te faisant plier de rire…
Alors c’est sûrement pas très équitable quand tout ce que ton parent a à t’offrir c’est une vie dissolue, du sarcasme comme s’il en pleuvait, des concerts de rock, des plans chelou, de la via rhona en cote, des randos qui montent trop et des croque monsieur cramax….(bon, par contre une garde robe assez cinglée et une collection de bd digne d’une médiathèque…j’avoue que j’ai au moins ça pour moi en tant que parent).

Le parent en contre exemple ça fait grandir plus vite hein…
Et j’adore la voir devenir elle, et que ce soit pas moi… la regarder de loin devenir sa propre personne, même si ses goûts musicaux frôlent parfois avec le chelou (nekfeu si tu nous entends…) …
Et pourtant il y a une vraie complicité. Personne ne juge personne, ici on se moque, on clashe on vanne mais on se respecte et on s’aime plutôt bien. Et on se dit la vérité, même celle qui pue.
J’ai eu toute ma vie la trouille d’avoir avec mes gamins là même (non) relation qu’avec mes parents mais il semblerait qu’ici ça roule et qu’on continue a bien s’amuser, même en plein dans les affres de l’adolescence… alors c’est cool, c’est précieux et on continue a kiffer.








Merci ma Z… change rien… je t’adore… juste parle moins fort steup.