Don’t grow up it’s a trap

Le bilan est pas folichon…

je commence cette 4*eme année (ouais, excès de coquetterie mais pour ceux qui connaissent leur anticulture et ont les bases des soustractions à 4 chiffres je suis née l’année du punk… ) aphone (entre silence aquatique et couacs de mue adolescente) à tousser comme si j’avais la coqueluche (symptôme symbolique de mon départ pour le pays des sanatoriums?), avec une conjonctivite d’un œil et le foie un peu en vrac ( il se raconte que ce pourrait être lié à mon régime alcool fromage lamaline… mais honnêtement je vois pas le raptor.)

Peu importe.

Car nouvelle année d’existence, nouveau programme. J’allais dire arrêter de boire mais mon cerveau a pouffé, donc je vais tenter un « avoir une vie plus saine »… mais même là dans le cervelet j’entends ricaner, bon on verra… je promets rien. Ce sera d’ailleurs mon nouveau credo. Je vais aussi me forcer à oublier les promesses que je m’étais faites, m’auto-éjecter du carcan de ce que je croyais bon pour moi vu que ça a comme qui dirait oublié de faire ses preuves.

D’autant plus que mon état physique actuel tend à faire penser que mon corps a des reproches à me faire, et à ce stade de dégénérescence je le trouve même à la limite du passif agressif revendicatif…

Il a pas compris qu’ici c’est dans les neurones que ça se passe. Même si cet étage là a sûrement été atteint par un certain degré de putritude…

Mais j’ai le sourire.

C’est même à se demander si c’est bien rationnel d’avoir le sourire quand on vit au milieu de cartons a moitié faits (je suis à ce stade où tu peux plus vraiment faire de thématiques de cartons cohérents… le dernier c’était « livres-draps-deco-papiers… un bordel…), dans une vie ni défaite ni refaite, avec des ados récalcitrants à certains types de changements (mais unanimement ok pour acheter une truie et l’appeler Jean-Luc la laie), des parents qui ne me connaissent que de nom (et encore pas sure qu’ils se rappellent de mes deuxièmes prénoms), et un avenir qui ressemble à de la science fiction mais en milieu rural.

Les enfants du marais en version Mad max.

Kids de Larry Clark dans la soupe aux choux.

Les Outsiders qui rejouent Alexandre le bienheureux.

Ok on voit l’idée.

Mais j’ai hâte de tout ça. Ne serait ce que pour me tester dans tout ce que je connais pas. Et le corps va devoir suivre… car je compte bien reprendre la montagne et la pédale.

Même si je vais devoir sérieusement me mettre au code pour me véhiculer correctement. Ou du moins pouvoir utiliser mon magnifique véhicule sans occire personne. Entre les côtes et la rareté des supérettes je vais pas avoir le niveau vélo pour ravitailler ma famille… le régime de l’été ça va être ma flemme et mon corps défaillant…

Voilà… où j’en suis. Un bilan de santé comico-inquietant, un état mental qui a pris l’option d’arrêter de pleurer mais qui sait pas encore trop si son rire est franc ou feint, un état financier qui rappelle les plus belles heures des crashs boursiers les plus spectaculaires, un état professionnel qui a adopté le bénévolat comme ligne de vie, des études (longues, entre exaltantes et pénibles) qui se profilent doucement, un état émotionnel qui pourrait sans doute être incarné par Jack Nicholson dans Vol au dessus d’un nid de coucou (ou Shinning allez…) et des velléités de création, entr’autres devenir scénariste (Go Équipe 5!) mais c’était facile à deviner avec toutes ces références à la pointe de la cinématographie. (J’attends à tout moment le coup de fil de Netflix…)

Mais le sourire j’vous dis. même si c’est que pour me moquer de moi même.

Car on va pas se mentir c’est moche de vieillir. De se flasquifier, de compter ses cernes, de se laisser terrasser par une cuite ou une nuit blanche comme une grosse nullos… alors que dans ta tête tout roule (ou quasi. J’ai eu un petit épisode cette semaine ou sur 17 épisodes de podcast j’ai confondu poly et poli en me disant que franchement ces gens en faisaient un peu trop des caisses avec la politesse qui est selon moi la base des relations…et puis j’ai capté à quel point j’étais teubé et j’ai bien ri…).

Ceci dit j’ai davantage de matins ou je me réveille dans un mood Punky Brewster que Brigitte Macron, et ce n’est pas uniquement lié au look. Je prends donc ça comme un point positif.

Je me suis d’ailleurs posé des questions tout au long d’un concert (pas ouf) la semaine dernière sur le degré de ridicule associé aux tentatives de séduction de la part de meufs de plus de 45 ans. C’est super pas féministe et je suis pas très fière. Mais j’avais devant moi une meuf fatiguée de (par?) la vie, qui surjouait son côté vixen sexy, mais qui au final faisait plus «elle a viré» que Elvira, et en qui je ne voyais que la femme (grand mère?) fatiguée, qui avait fait sa couleur la veille (son crâne était encore teint), probablement achetée en supermarché… et je me suis demandé à quoi ça tenait tout ça… autant de simagrées…

Je pensais a Kim Gordon ultra sexy passé 60 piges donc c’est pas lié a l’âge…

Peut être plus à l’attitude, se forcer sur les autres … un espèce de manque de pudeur vis à vis de soi même qui m’a mis mal à l’aise…comme si cette madame aurait du se protéger du rejet en restant davantage en retrait.

Et je devrais peut être pas penser ça.

Car c’est ultra probablement une projection.

Au final les meufs que je trouve sexy quel que soit leur âge sont celles qui s’en balec…. Les nature peinture de ce monde factice. Celles qui s’en foutent. Celles qui font ce qu’elles font pour elles mêmes et pas pour les autres. Les vrai(e)s punks quoi.

C’est donc sûrement lié à mon filtre perso qui consiste aussi à surtout ne pas tricher pour plaire et pousser le truc jusqu’à ne pas essayer de plaire tout court. Mon système d’anti séduction intégral intègré m’a jusque là plutôt permis de fréquenter de très chouettes personnes.

Et j’aime bien les chouettes personnes.

Bon, c’est pas tout ça mais je dois y aller, j’ai des figurines lego Muppets à monter (merci monsieur Dj) et du café à faire circuler dans mes artères fatiguées.

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