Sick and tired

Bon, Marie Kondo peut officiellement aller se faire cuire le cul avec ses théories fumeuses. Chez moi ça n’a jamais été aussi bien rangé (preuves à l’appui sur le site de Foncia) mais dans ma tête ça n’a jamais été autant le bordel.

Un mois et plus de rangement, tri et cartons… de stress, suractivité physique et mentale (trouver des cartons! Trouver des palettes! Tetris de cartons! Qu’est ce qu’un acte de propriété? C’est quoi une AG? Comment vous justifiez 15000 boules de frais d’agence? )

Et la c’est rangé… (bon pas au stade de pouvoir faire une visite virtuelle, le photographe s’est d’ailleurs permis de dire que ce serait contre productif)… mais ça n’arrange rien. (A part pour l’agent immobilier Mr Muscle qui se frotte les mains de l’avant/après…)

Moi je suis ni rangée ni arrangée, ni prête à me ranger vu que je sais pas quoi faire de moi.

Cet appart c’est déjà plus chez moi et j’ai nulle part où aller. J’ose plus rien toucher car c’est moi qui dérange.

Le seul truc arrangé c’est le rhum sur l’étagère qui va servir d’appât aux déménageurs.

Et je suis épuisée.

C’est pas vraiment une fatigue mentale, ça je gère, il y a un mécanisme intégré de surtension qui annule généralement toute sensation ou velléité de ralentissement…

Je suis crevée, genre pathologiquement. Je dors. Et ça c’est très nouveau. Avoir besoin de dormir et acter ça. Malgré moi. Ça me met très en colère. Comme si je perdais mon temps où une bataille. Comme si j’allais passer à côté d’un truc plus important que ma santé. Et de toutes façons quand je dors mes rêves m’épuisent… il y a trop de trucs, tout est trop vrai, je me réveille fatiguée par ce que mon inconscient me raconte… et les vrais cauchemars sont pas ceux qu’on croit, parfois c’est de se réveiller alors que le rêve était mieux que ta vie.

Ça ne date pas d’aujourd’hui ce rapport au sommeil. Ma mère me disait que mes 3 premières années j’ai lutté à mort contre le sommeil, comme si c’était un enjeu personnel. Un truc d’orgueil.

Pendant l’enfance j’avais aussi ça … cette angoisse d’aller dormir, ou de me coucher, que ce soit pour la sieste ou le soir. “Se coucher” c’est quand même capituler. Et ado j’étais toujours la première partante pour les nuits blanches. Ça venait tout seul… du coup à plusieurs c’était plus festif que solo a écouter les Smith ou Sentridoh… mes nuit, c’est les journées qui ont le plus de sens.

Et je parlerai pas de mes années café-guronzan. je crois qu’il aura fallu un décès dans le journal pour que j’arrête.

C’est peut être ce rapport au sommeil qui fait que j’ai pas trop souffert des périodes nourrisson des gamins… Je me revois dans le calme de l’appart, un bébé dans les bras a faire des recherches musicales arborescentes et savourer ces moments de grâce… ce genre de nuits blanches ça me privait d’une partie de mon libre arbitre (tout relatif avec de jeunes enfants) mais pas de ce coma quotidien qui est sensé nous réparer. D’ailleurs à ce stade de déficit, et si j’en crois les bénéfices vitaux que cette micro mort nocturne devrait apporter, suis-je réparable? Sans doute pas.

Et à ce stade, on s’en fout aussi. C’est mort depuis un bail pour la reprise des organes à l’argus.

Mr N me demandait récemment comment je fais pour me foutre de tout. Ça s’appelle le nihiloptimisme. Ne plus rien vouloir, ne plus rien attendre, ne plus rien espérer mais accueillir les bonnes surprises et se dire que ouais bon ça ira. Ce concept existe avec des options auto sabotage ou autodestruction mais fonctionne tout à fait correctement en mode passif aussi. Tu te laisses niquer par la vie mais en faisant bien ce que tu veux et avec le sourire.

Mais revenons à nos moutons. (Oh oh!) voila, je dors et ça me ressemble pas. Hier j’ai aussi commandé un Perrier tranche à 21h devant une audience médusée…et j’ai passé 24h sans boire de café. j’ai même passé une journée entière sans mettre le pied dehors.

Ce sont des choses qui n’arrivent JAMAIS.

Tuez moi si je m’achète des coloriages pour adulte et une lampe de sel.

C’est pas la forme.

Je suis en phase de repli et j’ai pas envie de grand chose à part de me barrer au sourire plutôt qu’au soleil sauf que la j’ai même pas vraiment envie de rire. J’ai quand même autour de moi de fabuleux saboteurs d’auto exclusion qui viennent me sortir de la noirceur avec leurs textos, leurs visites surprises, leurs coups de fil ou leurs blagues de loin, mais je crois que je vais devoir me faire une phase d’isolement actif, ou de fuite constructive, peut être même avant mon carapatement rural.

Je veux plus m’infliger… ni aux autres, ni à moi même, ni quoi que ce soit. Je veux revenir au rien, ou au calme, ou à la musique assourdissante… mais là j’ai pas assez de tout ca.

J’aimerais bien retrouver mon invincibilité (et accessoirement mon poids) de cet été. Est ce que c’est la liberté ou la légèreté qui rendent invincible? Je saurais pas dire, d’autant que 3 gamins et 2 animaux ça joue pas en ta faveur en termes de liberté. Mais pour le poids j’aime à penser que je gère mieux ma personne quand elle présente une ponderalité réduite. C’est des sciences physiques. C’est comme l’horoscope tu peux pas test.

J’ai envie de retourner aux Arcs… la station est degueu mais la montagne est jolie, j’étais dans mon élément quand je crapahutais sous le Mont Pourri…et j’ai aimé m’y perdre et me retrouver… je crois que c’est la ou j’ai été le mieux…

Je reviendrais bien à cet état… sauf que mes compétences de teleportation spacio-temporelles laissant à désirer, j’ai malencontreusement rétropédalé trop loin…Et je me suis retrouvée au moyen âge avec la coqueluche (véridique) a tousser comme jamais et faire ma lessive à la main. (Une sale histoire qui partait d’une intention de propreté… ça se termine avec le hublot dans le panier de Misfit pour qu’au moins une “personne” ici ait l’impression de voyager, le linge dans la baignoire en mode lavoir public et une activité essorage dans une essoreuse à salade géante (qui fuit) prêtée par Madame Y… si il y a des scénaristes de ma vie ce serait bien qu’ils aillent mollo sur les substances. Ou qu’ils cessent de se foutre de ma gueule. Au moins une trêve…ces gens ne prennent donc jamais de vacances?!)

(Ceci dit grace à l’épisode coqueluche j’ai en ma possession une ordonnance du médecin avec Azithromycine, hammam et miel… et ça c’est génial!)

Elle a l’air bien daubée cette salade

Bref. Comme je lis pas les notices je préfère supputer qu’en ce moment ce sont les antibios qui me crèvent plutôt que quatre décennies d’insomnie et d’excès divers et variés. Ou 5 ans d’intempéries émotionnelles. Ou la manière dont je vis ma vie. Ou cette satanée coqueluche vu que vraisemblablement les enfants médiévaux en mourraient…(et pour éviter ca on les envoyait ou donc? se requinquer à la campagne…je dis ça je dis rien)… et puis bon si ça se trouve ça y est j’ai remis les compteurs à zéro et je vais pouvoir redecoller et recommencer à me la coller.

Diantre, c’est vraiment une saloperie ces antibios.

Sinon si quelqu’un a des plans pour des billets d’avion gratuits ou des projets d’évasion sur lesquels je puisse me greffer je suis dispo. Et je suis tout à fait capable de feindre la joie pour le bien être collectif. Le bal masqué on peut faire ça tous les jours! (Et je parle pas forcément de fringues meme si je serais ravie de gérer les dresscodes et la costumerie, j’ai toutes les tailles!)

Bon allez à la sieste! (Nan je dehac… le sommeil c’est pour les faibles). C’est pas tout ça mais je dois y aller j’ai un patrimoine d’épidémies médiévales à entretenir et propager… à tout bientôt pour une petite vérole ou une fièvre typhoïde…

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