Plan cul’

Dernièrement j’ai fait globalement que me plaindre… et je tiens à m’en excuser….

Ca doit venir un peu du fait que j’aime pas la contrainte, surtout lorsqu’elle est multiple et multipliée et qu’on en voit pas la fin … sans parler des galères connexes, qui ont été nombreuses et sévères ces dernières semaines.

On en verra le bout quand le robinet fantôme qui fait le charme spectral de cet appartement aura été remplacé et placé.

Meme si une autre galère attend sûrement planquée pas loin derrière. (Surprise me!)

Cette histoire de rangement et de cartons c’était rigolo 5 minutes mais là ça devient pénible …

Je vais passer sur les machines qui ont décidé de me faire la guerre. En série. Mais qu’on a vaincu en équipe et avec panache (et des rhums arrangés), (et de l’argent liquide sur le bon coin).

Ni équipe ni rhums arrangés sur cette photo…

Et pourtant tout est pas moche.

Ca m’arrive de me marrer (souvent).

Ca m’arrive de m’émerveiller (facilement).

Et je reste convaincue que je suis une meuf relativement low maintenance et que tant qu’il y a (pas forcément dans cet ordre) de la musique, de la nature, du sexe et du fromage (voire même un peu de bière et de café) mes besoins sont relativement comblés.

Le Mezcal et les voyages c’est des extras.

Tout comme le consentement. (Ca vaaaa je rigooooole)

Il y a aussi les mots à lire, les concepts à décortiquer, le grain à moudre pour le cortex et la nouveauté… c’est important la nouveauté.

Dès que je stagne je dépéris… j’ai besoin de bouger, de décibels et de prose ou de phylactères.

Les gens, les potes, les amis c’est cool mais ça peut pas faire ce taf là, la recherche fait vraiment partie du plaisir. Du besoin. Même si j’adore les suggestions orales ou papier, et la mosaïque d’influences que ça génère, il y a aussi une certaine fierté à trouver ses propres refs.

Traîner dans les librairies, fureter de titre en titre et repartir avec un butin dont t’avais encore jamais entendu parler avant d’entrer en boutique c’est une sensation très exaltante. Tu fais confiance à la surprise et à l’instinct. (Comme dans la vie?) Et je veux pas me la racoonter mais c’est assez rare que je me plante.

Ce mois ci j’ai lu ça…

Et ça me frustre car c’est jamais assez… quoi que je lise ou que j’écoute je me sens toujours en sous- regime, en mode teubé générique… comme si chaque livre ou morceau n’était que le teaser d’un monde auquel je n’aura jamais totalement accès (la culture?)…chaque livre ou morceau en appellant 10 ou 100 autres…

C’est pour ça que je n’écoute pas de podcasts sur la littérature. Sauf si j’ai déjà lu le livre. Sinon ça génère une frustration qui confine à une impuissance qui peut mener à la colère. (Contre mes propres capacités de volume de lecture… et accessoirement contre mon pouvoir d’achat)

La musique c’est plus facile car elle se cumule aux autres activités. Et le partage et l’échange coulent de source, c’est même un authentique mode de communication pour nous autres les relous neurodivergents…

Mais lire en faisant la vaisselle ou en conduisant (genre imaginons que je conduis) c’est tout de suite moins aisé.

Bref… à défaut de concerts transcendants j’écoute pas mal de nouveautés en ce moment mais j’ai pas eu de vrai choc musico-esthétique… je vadrouille un peu en terres electro-pop et ça m’arrive de trébucher sur des morceaux que j’aime bien, mais je sais pas dire si c’est par ironie ou pour de vrai. Si ça parle à mon génome ringard “j’écoute nostalgie en voiture, oh un karaoke!” ou “regardez comme je suis pointue je connais des gens qui lisent New Noise”…

Alors je reviens aux indépendants…

Je suis restée un peu queblo sur l’album de Sorry

Je me suis remise à Eerie Wanda en vue du concert qui arrive… avec une tendresse particulière pour l’album Pet Town…

J’ai ri en découvrant le petit monde absurdo-folk lofi de Sledding with tigers… C’est drôle et brouillon comme j’aime.

J’ai pris le soleil americanain avec Digger Barnes…

Je me suis tapé des barres avec Piñata Protest, qui m’a rappelé les grandes heures de la Mano (en plus authentique) et m’a familiarisé avec l’accordéon-punk latino… un genre que je vais continuer à creuser ne serait-ce que pour la dimension comique.

Et j’en passe… j’en passe 6 à 8 h par jour, je surfe sur le ressac de mes playlists et des suggestions, et pourtant si on me demande je sais jamais rien dire… le sentiment de légitimité à parler musique ne passera sans doute jamais par moi.

Surtout quand on sait que la moitié des groupes que je vais voir c’est uniquement pour leur nom chelou en espérant choper du merch à la con…faut pas s’étonner! (Gerard jugno 106, Kylie Mi-molle, Christophe Clebard…)

Sinon pour les gens qui aiment mettre un pied devant l’autre… voici une rando ultra fastoche et totalement instagramable qui en met littéralement plein les mirettes.

C’est dans un département de droite mais bon… la rando c’est de gauche alors ca s’annule.

Ce sera tout pour ce soir, je dois polir et astiquer mon appartement en musique car cette semaine le défilé des visites commence…

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