Sunday seumday smileday

Les dimanches soirs ça a toujours été moyen mon kif. Les dimanches tout court d’ailleurs.

En fait j’ai capté que mon angoisse du dimanche venait du fait que, quand j’étais gamine, c’était le jour où mes parents ne bossaient pas et qu’ils étaient donc avec nous toute la journée. Ça parle quand même d’une certaine ambiance… mais bon, ok, on est pas sur un divan. (Je suis sur ma terrasse, à la fraîche, et c’est cool, j’entends la rivière et aussi des trains qui s’arrêteront ailleurs… vu qu’ici c’est quand même pas Grand Central hein…)

La montagne qui s’allume dans nos fenêtres le soir

Pour revenir aux dimanches soirs. J’aime pas trop ça. Pourtant ça fait un bail que je subis plus la présence parentale dominicale et que je suis sortie du circuit de la normalité, du moins celui d’un rythme de travail horaire cadré… mais je continue néanmoins à ressentir ce petit pincement d’âme, même si ca frôle le ridicule vu que le lundi et le samedi ou même le jeudi d’ailleurs, je peux faire exactement ce que bon me chante sans rendre de comptes à quiconque… comme quoi c’est rigolo le conditionnement. Même si tu sors de certains carcans ton cerveau rechigne à se défaire des vieux blocages…

Les cerveaux c’est de vieux réacs.

Les cerveaux c’est Renaud en 2023.

Alors je sais pas si c’est mon mood mélancolique calme posé (va savoir combien de temps ça va tenir ce machin), le grand air, la vie saine (quasi zéro alcool en semaine, quasi zéro bouffe en semaine (l’une des raisons c’est que je sais pas où sont les fourchettes alors bon flemme…), le potager, les 12 travaux d’asterotypix pour arriver à avoir une piaule où dormir (spoiler: on y est pas!), mais je suis ni super festive ni super sociale. Je suis dans une bulle à moitié faite et pourtant j’y suis pas mal…(pas si mal…).

Et je continue à bien aimer voir les tronches des gens que j’aime. D’ailleurs certaines tronches me manquent vraiment.

Alors le dimanche soir après les visites du week end, et d’avoir pu être juste moi avec ceux qui me connaissent (et qui m’aiment bien, je crois, malgré le fait de me connaître) et même si j’avance moins vite, et même si je me distrais de mes activités frénétiques et désordonnées, et même si j’ai parfois l’impression d’abuser (alors après le marché, si ça t’embête pas de m’emmener, on ira acheter des plants de tomates, et sur le retour on passera chercher des caisses de bière, et tu sais poser une applique? ah et je dois passer au distributeur, et ça vous dirait pas un vide grenier? Mais la plomberie tu aimes ça? et si c’est pas trop demander après la déchèterie, vous pouvez ramener ma poubelle à Lyon vu qu’ici le ramassage c’est tous les 15 jours?)… j’ai mon petit coup de blues du re plongeon à pic dans la solitude. (Rien à voir avec le fait de ne plus avoir de boys).

Et pourtant ça reste très serein. Ça fait pas si mal que ça. Comme d’appuyer sur un bleu que tu t’es fait en t’amusant. Et moi je marque vite…

Et je continue à trouver ça chouette d’être ici. De découvrir ces lieux et qui j’y suis.

Cette semaine je me suis fait la réflexion que c’était comme de partir quelque part en vacances et de se dire “ tiens j’y vivrais bien” et puis d’acter ca. T’es partagé entre la frénésie de la découverte, tout voir, tout faire, aller partout, et de vouloir prendre le temps pour déguster, en garder un peu pour plus tard…profiter tout doux car de toutes façons il reste tout le temps qu’on voudra bien y mettre…

Du coup voilà. Je pense à ca ce soir sur ma terrasse, après un week end à boire de bonnes bières et même du bon vin cosmodynamique mes couilles, à voir doucement monter le placo le long des murs, à essayer de sauver mes tomates de la maladie de la feuille blanche (mes tomates sont scénaristes), à passer la terrasse au karsher (c’est comme un lance flammes mais avec de l’eau), à retrouver avec plaisir de la galette rebeu a Belley, à découvrir un chouette bar avec de chouettes gens (a Belley aussi!), à goûter les délices du gîte de la Fora, à enfin balader un peu et un peu plus haut, à essayer un spot baignade a 5 minutes à pattes de chez ouam et à choper toutes les immondes goodies du Tour de France entre émerveillement enfantin et ébahissement de voir tant de beaufitude consumériste en un même lieu (je vous jure je savais pas!)…

Alors j’ai pas que l’angoisse du dimanche soir, j’ai pas mal la joie aussi… et puis ça avance tout ça, et ça a même l’air d’avancer dans une direction qui me donne pas envie de me barrer à toute berzingue dans la direction opposée. Et ça c’est suffisamment rare pour être mentionné…

Je vais donc garder ce cap et regarder le ciel pour voir à quoi ressemblent les étoiles. m’étonnerait pas qu’elles soient déjà moins désalignees… même si bien évidemment on sache tous que le bonheur c’est jamais dans la ligne droite.

Ah! Et Ici c’est Ghibli! J’ai d’authentiques lucioles dans mon jardin… à moins que ce soit un bout d’uranium de la centrale vu qu’il y avait du zef…

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