Brouille hard

On dirait un mauvais flim

Le brouillard au propre comme au figuré…

On m’avait vendu cette vallée comme l’endroit où la brume et le brouillard ne se posent jamais… après 6 mois je peux confirmer que soit ces personnes souffrent de dégénérescence maculaire sévère et ne font pas la diff entre un ciel bleu et une purée de pois, soit que le fait de raconter des billevesées ne leur pose aucun problème… l’un n’empêchant pas l’autre bien entendu.

Jamais de brouillard dans cette vallée!

Le truc le plus frustrant la dedans étant que plus la météo te promet du beau, plus tu bouffes du nuage d’ambiance le matin…

C’est peut être plus facile à accueillir du coup. Un mal pour un bien. Un jeu de patience atmosphérique. Un teasing météorologique. Et ce serait formidable qu’il en soit de même avec le brouillard psychique, mais ses éclaircies sont d’une évidence moins mathématique.

Mais voilà… nuit et brouillard à l’aube (l’aube durant jusqu’à 10h49 dans nos contrées)… soleil l’aprem, parfois même sans l’option froid… et humide et glacial le soir (sinon c’est pas drôle) mais en plus lumineux qu’avant…. Le ciel prend de la hauteur, la température essaie de suivre et c’est plein de jolies promesses. Ça crame moins de pellets aussi… je valide.

J’ai envie d’être dehors. Je m’active dans mon nouvel univers vert personnel… c’est chelou de « posséder » de l’herbe et des arbres, presque contre nature en fait, mais ça donne envie d’en prendre soin. Le respect du vert pavillonnaire.

Et prendre soin de son bout de nature c’est presque comme prendre soin de soi et c’est tres nouveau et moins culpabilisant. Du caring végétal qui vient te nourrir aussi. J’avais pas connu ça avec mes ficus et pileas. Je crois que pour que ça marche il faut un point de contact avec la gadoue. Ou le ciel…

Et le jardin ça peut être un espace de créa aussi… en ce moment j’y traîne mon enceinte et mes pinceaux, pour plus tard y ramener mes tissus et mes rubans… je suis solo, chic de ouf avec ma polaire, au soleil face à la montagne baignée de lumière, avec juste la musique et la reine des frelons asiatique qui me tourne autour en cherchant à caser sa nouvelle caserne… (elle perd rien pour attendre… j’attends qu’elle choisisse son spot pour mieux la virer au valhalla des relous volatiles).

Voilà. Tout ce soleil. Tout cet éveil. Tous ces trucs à faire avec les mains et le cerveau… c’est top. Ça remplit pas mal de canaux chez moi, qui étaient taris ou en latence molle… et là je peux à nouveau partager des idées, créer, mettre en œuvre, proposer et federer. Écouter aussi, je suis en mode sampai la moitié du temps, le petit scarabée du collectivo-culturel. Une boucle d’énergie positive. Plein de petits tremplins pour un grand élan. (C’est pourtant pas la star de la faune locale. D’ailleurs à ce sujet ce matin j’ai vu un renard qui ressemblait à un lynx, un renarx donc).

Voilà.

Mais quand même le brouillard de la tête et des autres organes. Quand même le givre là où le feu devrait être et quand même le vent, pas celui qui décoiffe (merci je me débrouille très bien toute seule à ce niveau là) mais celui qui glace. Mon anticyclone perso est en grève, je microclimate pas… je me permafrostifie de jour en jour…et surtout j’arrive plus à voir quoi que ce soit dans mon fog (inter)personnel.

Mais si tu changes une lettre à fog ça fait frog et c’est déjà plus drôle. Et si t’en changes 2 ça fait grog et ça commence à devenir intéressant mais on va pas y passer la nuit non plus.

Revenons au brouillard. Le brouillard interne. Des fois ça me gave. Ça me saoule. Ça me fatigue. Ça me vide. Ça m’enlève toute envie d’avoir envie. Ou d’interagir de manière normée. Ou normale… whatever that means.

Heureusement qu’il y a tout le reste.

Le cœur et le cerveau sont sûrement des organes surcotés. Ils ont qu’à bosser sur leur co dépendance et que chacun fasse son taf de son côté au lieu d’essayer vainement de faire bloc et des blocus qui nuisent au bon fonctionnement des autres honnêtes organes qui essaient tant bien que mal de faire avancer le merdier…

Mais bon les pieds marchent encore. Une petite montée du facteur ce matin avec la Z. (11km au total dont 2 avec 450 de dénivelé au départ et a l’ arrivée… ça pique un peu vu l’état du véhicule corporel mais ça le fait).

Phrase random de la Z en rando : « abandonne moi ici je vais attendre que les sangliers arrivent et m’adoptent comme l’un des leurs. On se recapte dans 20 ans quand j’aurai des poils »

Seulement si tu apprends à trouver les truffes gamine …

Après bon, elle m’a jeté des bâtons et des cailloux. Je crois qu’elle a l’épuisement mauvais.

L’estomac marche potablement (ma menace sur Z en rando c’était « si je rentre avant toi c’est moi qui cuisine » et en général elle reprenait un rythme un peu plus vif…et du coup elle a cuisiné un curry et un gâteau mexicain aux 3 laits tout à fait ok)

Les yeux c’est le bordel. J’ai confondu une bouteille en plastique avec un oiseau cette semaine. Il faut que je prenne le réflexe de porter mes lunettes. mais comment les retrouver sans lunettes?

Les mains c’est mon Showroom de blessures et activités manuelles. Tu sais d’un seul coup d’œil avec quels outils et couleurs je me suis amusée et/ou mutilée. La gamme de coupures et gnons et le nuancier acrylique, posca et paillettes.

Le projet de mercredi soir dernier

Le dos ça va…c’est pas pour le temps que je passe dessus qu’il va me créer des soucis.

Les bras à part des estafilades chelou ça va. (Branchages? Chat? Oubli de verser l’assouplissant dans la machine?)

J’arrête là le contrôle technique…on est dimanche soir et si ça prend trop de temps je risque de faillir au quota de déprime réglementaire et de last minute préparatifs pour le lundi matin. (Zoner a lugdunum puis servir des bières à GZ sous un masque de jovialité et rigolerie tel est le programme…)

Si on peut plus se masquer le mois du carnaval ou va le monde hein?

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