C’est reparti…

Fin 2024, j’ai donc fatalement et sans surprise succombé à la crise existentielle qu’on sentait poindre depuis déjà quelques épisodes/mois.

Crise existentielle qui selon les professionnels consultés quotidiennement depuis un certain temps serait quasi un état naturel chez moi, à un ou deux diagnostics neuropsy près (des broutilles).

Je ne suis donc pas plus avancée, pas forcément plus sereine mais juste un peu plus calme, posée. Et je sais ce qui m’a manqué, ce qui mériterait d’être approfondi et ce que/qui j’aime et c’est déjà pas mal après les derniers mois maniaques, noirs et nihilistes.

Mais hey, ceci est une nouvelle année alors ma foi, vu que mes pieds peinent à en quitter la surface (étant donné qu’on m’a refusé l’euthanasie) il va falloir faire avec et improviser… euh, en profiter. Ou essayer de pas faire trop de la merde en tous cas.

Je sais pas trop par quoi ça va commencer mais sûrement par bouger mon derche pour alléger la charge pondérale en espérant qu’un peu de charge mentale suive le mouvement.

Je ne pense évidemment pas au twerk qui requiert une coordination fessiere que je ne possède pas (et ne posséderai sans doute jamais) mais plutôt à la rando, une idée d’avancer un peu plus vite et un peu plus beau.

J’ai repris aussi la course à pied nocturne. Je ne sais pas si ça tiendra dans mon fond de vallée perma-verglacé…(il me manque que des béquilles à ce stade!)

Je vais sûrement aussi tenter de faire repousser une partie de mes cheveux car je commence à avoir la coupe de Titeuf et aussi qu’il fait froid et que mes méninges ont clairement pas besoin de cet inconfort supplémentaire.

Et puis je voudrais voir autre chose. Quoi qu’il en coûte (sans dépasser 20 balles) même si je dois risquer ma vie en stop ou aller suer sur un biclou.

Mais aller à la vitesse et l’ampleur de mes idées et de mes envies, sortir de l’immobilisme physique et mental, transformer mon agitation statique en découverte avant de faire une combustion spontanée ou toute autre affection somatique pas funky.

Et puis bon plus de musique, évidemment.

Savoir plus. Connaître plus. Apprendre plus.

Et plus de mots aussi, sur des pages, en mode passif (lire, lire, lire) ou enfin passer en mode actif (trouver quoi écrire, comment l’écrire, à qui l’écrire), voire même réussir à mettre des mots sur mes émotions, sur ce que je vis et oser demander si je bute sur les sens et les définitions des verbes de mon existence mal dégrossie.

Et ce sera déjà pas mal.

On va pas mettre la barre trop haut en sortant les gros concepts d’accomplissement ou de réalisation de soi ni de leurs succubes pratico pratiques, le rangement, l’organisation et la planification. Autant pas rajouter d’échecs à la faillite.

J’ai une vague impression de convalescence, il va falloir me réapproprier la vie autrement. En tenant compte cette fois ci de mes blessures et de mes handicaps (au sens sportif du terme évidemment) qui font que je ne peux peut être pas tout me permettre “comme les autres”, qu’il va falloir aménager et ménager certains aspects de la vie pour pouvoir exister en souffrant un peu moins. Accepter aussi qu’il y a des choses contre lesquelles je ne pourrai pas me battre, les egos des gens, les mensonges qu’ils se racontent et à nous par la même occasion, les comparaisons et concours de vie…

Et même si mon Alain Gillot Pétré intérieur prédit que ça va continuer à prodigieusement me gonfler, l’idée serait que ça cesse de me faire autant et viscéralement souffrir.

Car au final c’est pas mon problème… et j’en ai bien assez des miens… dont je vais essayer de m’occuper (qui a dit dissimuler?).

Chacun ses névroses et ses arrangements avec la vérité qui incommode le moins. On verra ce qu’on en fait collectivement en essayant de s’épargner les uns les autres.

En tous cas moi je vais essayer.

Voilà… en gros foutu pour foutu je vais essayer de mériter d’être en vie (envie?).

Et arrêter de frotter mes aspérités à celles des autres si elles sont trop saillantes.

Je voudrais dire aussi aux gens que j’aime que je les aime, moins maladroitement et assez haut et fort pour qu’ils en soient sûrs mais suffisamment doucement pour qu’ils sachent sans que ça les gêne. Et que j’ai toujours du mal à placer un curseur entre une distance respectueuse, mon besoin de solitude et avoir l’impression d’envahir donc qu’il va falloir trouver ça ensemble.

Voilà… je vais y aller, les velléités pseudo suicidaires ayant été momentanément reportées, j’ai une camisole à tricoter et un pilulier à composer pour amorcer cette année 2025 sans trucider personne non plus.

Et je vous la souhaite bien bonne!

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