Quand ça veut pas…

… ça veut pas…

Après un retour en demi teinte, soulagé et appréhensif, stressé et serein, 48 h de mixed feelings de plenitude et angoisse, anxiété et enthousiasme me (re)voilà coincée.

Immobilisée.

Coincée de la cuisse, coincée du dos, coincée des disques et coincée des nerfs. Et coincée de tous les foutus organes qui se trouvent sur leur chemin.

La douleur est assez atroce. Pour faire simple si je m’asseois plus d’une minute je m’évanouis ou je vomis de douleur.

Et même couchée, c’est que sur le dos, et sans bouillotte c’est pas possible.

Medicalement, si l’on s’abstient de penser à une malédictions ou un sort, il s’agirait d’une cruralgie causée par une discopathie (rien à voir avec l’achat compulsif de vinyls) et des nerfs qui frottent la ou ils devraient pas (mes nerfs ils se croient dans le métro!).

C’est con parce que pour une fois j’avais l’impression d’avoir repris le dessus sur mon corps. Ahah. Ben non, contre kems.

La cruralgie c’est un vrai son et lumière, ça fait des douleurs intenses et chelou, ça t’anesthésie des bouts de corps et ça te donne l’impression que d’autres organes internes sont arrachés à la main en continu…et ça ne te prive pas de belles migraines ou maux de bide en prime.

Des nerfs à vif qui tapent sur d’autres nerfs…

Et le cocktail morphine anti-inflammatoire n’a aucune prise la dessus…ou vraiment trop peu.

Même si j’ai un pilulier à faire pâlir d’envie la place Mazagran!

Le petit dej des champions

Je viens donc de me faire deux nuits de “vacances” de plus à l’hôpital d’Amberieu.

N’achetez pas cette box à vos proches. Pire expérience ever…en total décalage avec la bienveillance rencontrée à la clinique. En ce lieu maudit zéro empathie, zéro efficacité, zero humour, zéro logique, à part une infirmière ou 2, le reste étaient revêches, provoc et parlaient ultra mal aux personnes âgées… se moquaient ouvertement d’elles et les envoyaient bouler assez vertement…

Ca m’a rendue un peu triste et vénère. Et pourtant j’avais une belle gosse de 90 piges dans ma chambre qui a chanté, hululé et braillé toute la nuit que j’aurais volontiers assassiné à mains nues … mais avec la perf c’était pas pratique. Et me connaissant j’aurais pu me faire (encore) plus mal. Et si ça se trouve elle aurait eu le dessus.

Hier je suis donc à nouveau rentrée au bercail, pour la troisième fois en 5 jours, et en ambulance cette fois ci afin de pouvoir voyager couchée (j’avoue y avoir trouvé un certain confort, je vais devoir investir dans une chaise à porteur ou une calèche!)

Et franchement c’est bien d’être à nouveau la, au bled et à la case, mais même si c’est douillet je turbodouille… je crois n’avoir jamais ressenti une douleur pareille…tu peux rien faire d’autre que d’avoir mal. Pour une fois que j’arrive à me concentrer sur quelque chose…

Bref. En tous cas la dream team Tenay à une fois de plus assuré! Du convoi d’urgence à l’assistance anniversaire express de la Z, aux explications de médocs et aux visites de convalescence sourires et même aux séances d’acupuncture matinale vous êtes tous des stars! (J’ai même été quasi portée jusqu’au café!)

Mais sinon moi là, tel un plastic Bertrand made in china dans un meth lab, je suis la star du divan. Je suis chimie et rembourrage à la fois. Molécules d’opiacés et strates de plaids en froufrou. C’est devenu mon spot, je suis drogues et cotonnade.

C’est surtout qu’à ce stade les escaliers c’est un peu loin et périlleux pour aller me coucher… notamment avec une cuisse qui répond plus et l’autre qui tremblote (mais ça c’est le delirium tremens je crois).

Et du salon en prime je vois les écureuils (on a des questions sur leurs activités), la pluie, le chat qui fait des conneries, l’arbre de Noël qui croupit sur la terrasse (avec encore quelques boules que j’ai négligé d’enlever), et j’ai la Z à portée de voix pour qu’elle vienne m’aider à enfiler des chaussettes.

La grande vie! (Sauf quand elle choisit des chaussettes qui vont pas avec le dress code canapé)

Vivement que ça cesse quand même…

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