Melatospring

Aujourd’hui il fait beau, je ressors d’un chouette week end qui était tout fait de bon et qui pourtant m’a fait réaliser que ce qui me fait du bien socialement et humainement n’est pas forcément compatible avec mon métabolisme cérébral. Notamment le concert de Ed Mushi avec que du love et des bonnes tronches en mon propre bled.

Puis la mission go fast de fromage matinale à travers pampa bugiste et le barbecue improvisé le lendemain, que du bon aussi (même si c’est pas un scoop, je suis pas la réincarnation de Nadine de Rotschild en tant qu’hôtesse, je sais même pas si il y avait assez d’assiettes, mais d’un autre côté ça autonomise les invités, c’est de l’apéro Montessori). Mais c’est pas une bamboche qui a dépassé 16h et pourtant j’ai ressenti une immense fatigue le soir et le lendemain. lundi j’ai même dormi 14h30 d’affilée après mon retour d’hdj (où déjà je m’étais endormie sur mes bras croisés à chaque intermède… en mode maternelle).

Je me suis faite piquer par la mouche tsa-tsa. (Blague de neuropsy)

Il était sûrement pas neuropsy mais flemme de chercher

Soit ils ont confondu ritaline et terralene soit il y’a encore de l’adaptation à gérer et un équilibre a trouver chimiquement et socialement pour que je puisse fonctionner convenablement sans que me remplir socialement me vide psychiquement.

Ou alors je dois m’habituer à ma baisse de voltage. (J’étais un câble à haute tension je suis devenue fil d’enceinte…)

Je dois donc réussir à me sociabiliser sans aller frôler la volonté d’aller mourir. Ça va être fun avec mon nouveau système psychicochimicochelou en mode aléatoire ou je contrôle plus rien.

Car si tu changes 4 lettres à fun ça fait funeral. Et c’est pas le but.

La solitude pour moi c’est un remède nécessaire. Mais il est pas dans le pilulier c’est à moi d’apprendre le dosage.

Du coup today j’oublie mes listes et je me laisse respirer (entre 2 machines, une relecture pour des potes et redonner forme “cuisine témoin” à la zone de carnage post week end)

Et ce soir je prends le train pour aller voir mr N, dont la carcasse est la seule pour moi à être à la fois apaisante et inspirante. Ne serait ce que pour faire des blagues très nulles qui nous serviront à ricaner autour de nos demis. Vivre en gloussant un moment où je peux être moi même à deux.

Se détendre en serrant très fort quelqu’un.

Présentement je zone sur ma terrasse, les bébés tournesols poussent doucement un peu partout anarchiquement, (pour une fois que je peux mettre mon non-système sur le dos de quelque chose de tendance appelons ça de la permaculture), les premières tulipes laissent la place à la promo suivante, les fruitiers sont en fleur….rien que ça c’est chouette… ça ne motive ni ne nourrit pas spécialement ma psyché mais ça apaise. Ça pose.

En plus hier j’ai appris que mes médocs étaient pas photosensibles donc c’est la teuf. Dommage pour la casquette “I pee in pools” dans laquelle j’avais investi. je trouverai sûrement d’autres occasions de la porter.

Bon ceci dit je reste mon authentique self nihiliste en lisant une bd sur l’euthanasie, un rayon de soleil ça change pas ta personnalité non plus.

Allez je bouge, je commence à voir le fond de la tasse de café auquel j’ai rajouté 44 fois de l’eau chaude et qui commence à ressembler à la chicorée de la clinique. Et je dois retrouver le chat pour le foutre dehors avant mon absence vu qu’il a la dysenterie vengeresse quand on s’éloigne de la maison!

Yo la team, reverdissez vous, laissez vos sèves monter et sinon séchez le travail pour privilégier votre santé mentale par les jeunes pousses printanières. Je suis pas naturopathe suis sure qu’il y a un cerfa et un code d’arrêt de travail pour ça!

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