Back in hdj ou j’ai un peu plus le temps d’écrire. De me poser. Temps libre/calme. Je viens de finir une bd, j’ai du temps pour continuer à lire, écrire ou dessiner… ou m’inquiéter pour tout et n’importe quoi. Mais ici je peux le faire en sécurité et sans culpabiliser de pas être en train de faire un truc plus « utile ». Surtout ce matin où je rouille mornement en « salle de vie ».

D’autant plus que je fais pas sport à cause de mon membre anesthésié (pas un gros succès l’infiltration) … je revois le neurochirurgien semaine pro, ça me fera une occasion d’aller « à la ville » (et de le supplier de m’opérer).
Même si en ce moment c’est cool d’avoir un jardin. et d’y passer du temps.

Du temps utilitaire bien sûr. Hier j’ai débité les haies que j’avais dégommé à la scie sabre au format barbecue…à la fois cigale et fourmi.
Mr H a formidablement, avec un outil antique et électrique à la fois, rotofilé la jungle et privé les tiques de leur habitat naturel.

Mais on peut désormais poser des transats sans avoir à se tailler un chemin à la machette. Ou se faire piquer par de la faune ou flore chelou.
(J’ai aussi découvert que je suis probablement allergique au contact avec le cyprès, mais bien 3h et les bras couverts d’urticaire trop tard)
Le séjour daronnade PACA s’est super bien passé et ils ont accompli plus de trucs en 2 jours que nous en deux ans… et supprimé une fraction pas négligeable de ma charge mentale, ce qui en soit relève du miracle. (J’ai barré plein de trucs sur mes listes).
On a même ouvert l’esprit de mamie sur le monde du tatouage et je peux vous assurer que ce cap là on aurait jamais pensé le franchir. (Merci https://www.instagram.com/edithlaketattoo?igsh=OXRsZzNnYTJ1OXVu)

J’ai exceptionnellement mis une petite portion de ma vie (ma maison, mes amis, mon enveloppe physique) à portée de famille ascendante sans me sentir trop en danger. Et là aussi c’est un progrès. Bon ça a duré 72h.
Mais c’était cool, speed mais cool.
Aujourd’hui j’ai failli sécher l’hdj. Je pense que mes anticorps étaient tous mobilisés sur la présence maternelle et au garde-à-vous protectionniste, et comme ils ne peuvent pas être partout ils ont laissé passer un vulgaire virus (fièvre, courbatures, mal de gorge).
J’ai passé une sale nuit entre douleur, fièvre et surtout m’inquiéter de pas pouvoir prévenir l’HDJ, ou priver le taxi super sympa d’une course… du coup bon je suis là.
Faiblarde, fatiguée et la voix rauque. Mais comme je parle pas et je me suis pas coiffée ça passe inaperçu.

Et j’ai encore oublié mon casque du coup je vais être encore plus claquée ce soir. Les bribes de conversation que j’entends malgré moi me submergent et me fatiguent.
La musique me protège du vrai monde.
De tout ce qui peut parasiter mes flux de pensées. Me « déranger » moi qui suis pourtant le chaos en personne.
Jusque là c’est encore ce qui marche le mieux.
Ici j’aime bien mais surtout les « cours théoriques »… ça me donne envie de mieux comprendre, ou de reprendre des études. Les ateliers d’écriture aussi, ça me donne envie d’écrire plus, même si je dois encore trouver un format, ou la confiance pour m’y lancer.
Il est désormais clairement établi que la solitude ça me va, mais sans stimulation intellectuelle mon cerveau se retourne contre moi. Traitement ou pas traitement. et parfois c’est bien que ça vienne de l’extérieur. Ça sinon on tourne en rond sur soi même juste on agrandit un peu les cercles.
Et tenir une maison ça a pas tenu. Ou en tous cas, sans être trop pessimiste, je crois percevoir que ça craque.
Ça ne venait donc pas d’un déséquilibre neurologique, ou du moins pas entièrement. Ni du fait de pas avoir assez de produits ménagers.

La technique, la priorisation et la logique on les trouve pas dans un cacheton. (Dommage car franchement j’y ai cru au début).
La motivation oui. C’est déjà ça.
Et je peux à nouveau dormir sans benzo.
Je peux à nouveau dormir tout court. (Bon à part cette nuit…).

Petit à petit on ne garde que la chimie essentielle. Comme avec un compteur qui pete les plombs où on élimine une à une les causes possibles de disjonctage. ( la métaphore électrique tu l’as pas vue venir! Même si c’est inversé non?)
Voilà où j’en suis.
Je me caféine lentement en rajoutant du vrai café de ma gourde aux decas du distributeur.
Et on est vendredi donc c’est fish and chips. Sauf qu’ici « chips » à tout moment ça peut vouloir dire blettes, épinards ou carottes vichy je crois qu’ils sont pas très à cheval sur les termes.
Quelle vie passionnante.
Bon, je vais partir me restaurer avec l’aliment surprise qui accompagnera la protéine du jour (de la semaine?).
Au milieu du merdier global mes TCA sont carrément pas une urgence.

Et la ferritine c’est surcoté!
Bon ça suffit le développement personnel, retour au bled, aux conflits adolescents, à la casa bordelica, à tout ce qu’il reste à faire (et à déconstruire)…et peut être un peu de bon temps…qui sait.
Et c’est vendredi! Alors bon week end beautiful people!