Moins pire

Rien à voir mais ça m’a fait rire!

Par où ça commence la zenitude?

Il semblerait contre toute attente que chez moi ça commence par 30mg d’amphétamines et 3 tasses de café tous les matins.

Le petit dej des champions

Et de la musique.

Et de la lecture…

Et la nature…

Je suis pas fleur bleue mais j’aime les fleurs en liberté.

Le bilan selon mes très proches est qu’ils me trouvent «moins agitée».

De l’intérieur, j’ai moins l’impression de jouer ma vie tout le temps. Cette sensation de panique/mort imminente qui allait avec chaque interaction, micro-pensée ou geste du quotidien, même ce qu’il y avait de plus anodin.

Je remplace doucement le cortisol à doses quasi létales par ce qui pourrait presque être un état pseudo tranquille, où je fais doucement le deuil de l’efficacité et de la pensée linéaire pour « faire avec » ce que je suis. (De la caséine quasi pure animée par un circuit neuronal complexe qui marche au speed, au lactose et à la caféine)

Ou plutôt  « faire sans » vu qu’il manque pas mal de cordes à mon arc (à moins que ce soit un boomerang depuis le début ?).

Ah oui…

Accepter qu’il y a pas de mode d’emploi.

Et que le quotidien avec tout ce que ça implique c’est, et ça restera, compliqué. Que les journées seront toujours trop courtes, que je vais continuer à perdre les outils qui font de nous des adultes (hier mon nouveau porte cartes avec le duplicata de ma carte de train et ma carte « qui peut aller en rouge »…), que je vais jamais savoir prioriser les tâches, maîtriser ce que je dis trop ou pas du tout, que les attentes (y compris les miennes) seront toujours trop grandes face à la capacité exécutive…

Tout ça fait que je ne m’aime pas beaucoup et me respecte globalement assez peu. Surtout en fin de journée quand il faut compter les accomplissements pour justifier son existence.

Je me compare pas aux autres, ça non, mais peut être que je dois me détacher de ce que j’aurais pu être. De ce qu’on m’a laissé penser que j’aurais dû être.

J’ai lu cette semaine une phrase qui m’a fait réfléchir dans Triste Tigre de Neige Sinno, un truc du genre « que fait-on avec ce qu’on a fait de nous? ». L’idée étant de reprendre un rôle actif sur soi-même, avec la somme de ce que l’on est et ce qu’on a vécu, y compris malgré nous.

https://www.pol-editeur.com/index.php?spec=livre&ISBN=978-2-8180-5826-8

En tous cas on peut se risquer à dire que c’est moins pire qu’avant. Et en psy on se concentre visiblement sur ça. Le sacro saint rétablissement. L’aller mieux.

Sortir de la crise. Même si la crise vient de ce qu’on est et qu’on veut pas/plus être.

Alors bon, je reste assise sur un tas de cadavres, j’ai des nausées de stress à chaque facture, les traumas dansent la gigue dans mes méninges, mon cerveau mouline du sombre mais tout ça un peu plus en sourdine et ça laisse un peu de place pour le reste.

Je me sens plus légère.

Comme quoi tout est affaire de pondération.

Le soleil, (la bonne mine une fois que la brûlure est passée), le jardin (je dois retrouver la crème à la cortisone pour mon allergie aux piqûres de fourmis), les amis du coin et de Navarre, le lien authentique, les jours de plein jour qui remettent de la couleur partout, les kids drôles et acerbes et droits dans leurs bottes, le love au coin d’un petit dej prolongé, d’un sourire, d’une escapade en train ou d’une respiration ou d’une chair apaisante sur laquelle caler la mienne.

Cet album j’aurais pu l’écrire …

Et la Porter Gevrinoise fumée au bar!

En bas à droite

C’est pas pire. Même si je sens toujours pas ma jambe j’essaie de remonter la pente.

Et en attendant d’être efficace je continue à faire des listes.

Mais d’abord 3 cafés…

Ouais c’est de la musique allemande j’assume

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