Canada c’est parti… jour 1

Ça y est nous y sommes, et nous y sommes arrivés, non sans peine et péripéties… on a esquivé le Covid, le surendettement (virement surprise de la caf la veille du départ alors que je commençais à me résigner à devoir mendier pour mes cafés ou à me trouver un « papa sucre »)…

Sans parler des péripéties santé… pour la faire courte il semblerait que j’oublie de boire de l’eau lorsqu’elle n’est mélangée ni à de la caféine, ni à des feuilles de thé ni à du houblon… et donc je suis allée me déshydrater jusqu’au fin fond des disques lombaires… c’est sûrement pas très malin et ça fait très mal (sciatique et cruralgie, tonne de médocs et ceinture de maintien) mais ça donne une démarche intéressante… entre la patte folle et le déhanchement. Si j’arrête le lamaline je vous montre. Il y a du Aldo Macione et du Benny Hill, les fans sauront apprécier.

Épisode grotesque au moment de faire les valises… si il existe un métier consistant à plier les vêtements sachez que ce sera pas pour moi.

Bref. C’était vraiment pas gagné. Je commence à avoir l’habitude.

Mais là ce soir on est à Montréal. Pour d’vrai. On a bien galéré pour trouver une option nous permettant de quitter l’aéroport… (avec quelques moments senior du côté de la daronnie varoise) mais nous sommes présentement sur la route qui nous mène à Québec dans une grosse voiture de location empruntée un extremis, avec des sièges chauffants et le chauffage qui te momifie la tronche. Je suis calée tout au fond, près du coffre avec la Z et on ricane, car c’est ce qu’on fait de mieux.

On écoute Buvette car c’est sûrement l’heure de l’apéro quelque part et que ça se prête bien à la route.

Je profite du temps calme pour dire merci à tout ceux sans qui tout cela n’aurait pu arriver, la team Animalerie, la team « Caro oublie pas ton passeport !» (soit 97% de mes contacts), la team plantes, la team valises (sur plusieurs départements), la team trajet à l’aéroport et plus tard la team « je t’envoie un document qui prouve que tu es bien la mère de tes enfants vu qu’on a pas le même nom et que même si on a la même tronche les douaniers ont l’air d’aimer faire du zèle…)…

En revanche je ne félicite pas la team « Caro oublie pas ton portefeuille » qui a brillé par son absence… du coup forcément je suis partie financièrement démunie avec un seum de ouf… ( par contre merci à la team qui est allée prendre ma carte en photo… j’espère pouvoir bricoler un truc avec ça.)

Peut être étais je trop concentrée sur mon look… je fais rarement dans le confort donc la on était sur des terres vestimentaires inconnues. Ça a du me prendre toute mon énergie cérébrale. Le look Tuche je recommande, c’est nickel pour trainasser dans les carlingues.

Passons à l’avion, j’étais entre mon frère et mon fils C… qui a profité du vol pour confirmer tout seul son diagnostic de TSA, en passant plus de 8 h de vol à regarder des memes qui étaient DÉJÀ dans son téléphone. WTF. Je suis cependant admirative de la qualité (et abasourdie par la quantité) du contenu qu’il m’a été donné d’apercevoir … encore une fois l’élève dépasse le maître. Je m’incline devant tant d’humour et de perversité.

La Z, qui s’est retrouvée a l’écart du troupeau a quitté l’avion en saluant chaleureusement « sa nouvelle srab», une daronne dont elle connaissait désormais toute la vie…et qu’elle compte retrouver sur le vol du retour. (Point culture: elle a regardé les dents de la mer)

Chacun dans sa zone donc. On change pas une équipe qui gagne.

L’équipe fatiguée mais vaillante

Moi qui rêvais de «enfin dormir » j’ai comme souvent lorsqu’il s’agit de cette activité fait tout le contraire. j’ai pas fermé l’œil.

Repas 4 étoiles… la prochaine fois je mange avant

Je me suis donc fait une micro orgie de courts métrages et 3 vrais films dont un super chouette.

La blague c’est qu’en arrivant à l’aéroport de Montréal, tu passes une petite plombe à faire une fiche d’immigration avec une photo. Sauf que sans réfléchir, dès que je suis sortie du bail bagages je l’ai jetée… alors que si tu veux quitter l’aéroport il faut la montrer à un policier qui est pas là pour rigoler. Bref, microperipetie pour aller chercher un justificatif auprès d’une douanière un peu revêche mais j’ai pu sortir me frotter au -5 de mauviette qui te donne quasi envie de traîner en terrasse (mais en doudoune quand même).

Alors voilà… on roule… direction E… direction sans doute pas mal de crises intra et meta familales mais aussi sans doute des crises de rire vu que Z me fait pouffer quasi à chaque fois qu’elle ouvre la bouche. (Wesh je mets pas le doudoune je ressemble à un pneu!) On a d’ailleurs décidé de consigner les perlouzes de la zouz.

J’avais un peu l’angoisse de partir en mode grosse famille, et je ne me suis pas du tout approprié ce voyage (ni ses préparatifs… ) mais ce soir je suis très contente d’être là, avec mes deux et bientôt 3 enfants. Même si après avoir assidûment fui ma famille ces dernières années je me retrouve fille et sœur en même temps qu’à nouveau mère de la tribu toute entière. A tous les coups je reviens schizo, on aura tout gagné.

J’avais aussi besoin de prendre du recul sur ma vie… de m’extraire pour la regarder d’ailleurs et essayer de mieux me voir de loin. Dernièrement je me sens presbyte de la vie… je vois que les autres et je me perds de vue. J’espère qu’ici je trouverai la bonne lentille. Ou qu’à défaut je penserai à autre chose.

Ramener un racoon.

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