Ahahah le bonheur de se réveiller et d’avoir la possibilité de se barrer… ma toute petite liberté.
J’étrenne des chaussettes car selon mamie c’est une tradition qui permet d’avoir de la chance pour la nouvelle année. Alors que te dire mamie, je pense que si tu savais ce que j’ai dans la tronche, la paire de chaussettes neuves c’est pas sur que ça fasse le poids. Mais ça se tente hein… sait on jamais. Sur un malentendu…

Alors après, oui tu te réveilles certes en plein Mile End mais ça reste un premier janvier sous la flotte donc tout est fermé et tu es seule au monde.

Et ça fait grave du bien.




















J’ai de la musique fort dans le casque et envie de bouffer la vie. Et de voir des racoons. Je finis par trouver du café (8.75 le dirty chai… ok, pardon, oui c’était cool de taper la discut’ avec un vieil italien charismatique qui t’explique comment il fait infuser ton café dans ton thé mais là c’est un peu de l’abus quand même…) et même des bagels et des mortelles brioches polonaises à la crème de pavot.

Entre le café et les bagels je tombe sur une ruelle regorgeant de pépites de street art. Je suis super contente.






















C’est bizarre d’être là, sereine solo ou venere en famille, en hiver, et de retomber par hasard sur le terrain et les traces d’un été il y a trois ans ou tout était complètement différent. C’est un décalage qui fait faire des grands écarts de cerveau…mais c’est chouette. Comme un souvenir traumatique mais version happy. Et je me dis que la vie devrait être comme ça plus souvent. Que les parenthèses enchantées ça devrait être la norme et pas l’exception, que les choses devraient être faciles et faire sourire à temps plein, et qu’on a passé l’âge d’être tristes ou inquiets ou perma-venere. Je vais essayer de tendre vers ça. Essayer de me dire que je mérite des trucs sympa et essayer de faire vivre ça aussi.
Plusieurs sources ont récemment essayé de me convaincre que du love et de la communication avec du sourire en prime c’était franchement pas un concept deconnant. Je crois que je veux bien ça.
Mais trêve de crypto-mièvreries, là il faut bouger. Mamie est en mode « souvenirs » et déclare à qui veut l’entendre qu’à 18 mois j’avais un énorme Crush sur Raymond Barre. Il faut mettre fin à cette conversation fissa.

On se déplace collectivement jusqu’au parc de mont royal et côté racoons c’est l’über-fiasco. Côté vue sur la ville aussi vu qu’on est dans la purée de poix…

Quelques écureuils lascars viennent carrément fouiller nos sacs mais ça tombe mal. C’est probablement le seul moment des vacances ou ni Z ni E ne sont en train de manger un truc gras ou un truc frit ou un truc sucré. Rien dans les mains, rien dans les sacs non plus…les écureuils sont pas jouasses. Je crois même en entendre un grommeler « Ostie d’francais ».






Quant à moi je commence à remettre en doute cette histoire de chance et de chaussettes car je fais un vol plané sur glace qui me vaut une cuisse violette et un coude meurtri… souvenirs gratos.
En plus j’ai marché par erreur dans le lac et je dois changer de vêtements et d’accessoires de pieds.






On rentre à l’appart pour faire honneur au quartier avec des falafels, salades diverses (chou, pois chiches et boulgour), tarama artisanal et saumon fumé… c’est très bon et personne ne se prend la tête, même si j’en vois du coin de l’œil que ça gave de manger sain et qui préfèreraient manger frit…je tairai leurs noms.
Je bois une bière au nutella pour montrer aux autres que je suis un monstre de lâcher prise. (elle a pas tant le goût du nutella et c’est tant mieux).
Hop hop hop on enchaîne par le vieux port. Mamie aime bien les vieux bâtiments et les animations donc là tout est bien. La playlist de la patinoire est d’un autre âge et nous fait bien marrer.
On se balade, à 5 car C s’est pris son aprem découverte…je l’envie un peu.










Z fait le clown, elle fait rire E qui a le blues. On a rendez-vous avec un pote de mon brother et on déambule avec lui dans le vieux Québec. On finit dans un pub avec une playlist improbable.
C’est le genre d’endroits dans lequel je ne vais Jamais…et je me rappelle bien pourquoi. Mais ça va…on va pas y passer la nuit et la bière est « correc’ « …

Z me fait rire en me disant que le pote de mon frère ressemble a un PNJ de gaming. Elle m’a expliqué la réf et c’est drole.
En rentrant la Z propose une activité cheveux mère et fille. Ok… on se fait mutuellement une décoloration. Tout se passe à peu près bien jusqu’au rinçage. Il faut savoir que si Z avait un salon de coiffure il s’appellerait sûrement Guantanam’Hair et que sa spécialité serait le waterboarding… bref, je suis quand même blonde comme prévu, alors que la Z est rousse ce qui est une sacré surprise. Je rigole. Pas elle.
Voilà… on y est c’est le dernier soir. Je sais pas trop quoi en penser…