Sobriété shmobriété

L’humeur massacrante du moment, hormis les 312000 motifs de stress, de mal être et d’anxiété que j’ai sous le coude, je me demande si ça viendrait pas partiellement de ma toute nouvelle et sûrement temporaire sobriété.

J’ai basculé dans cet insipide projet en Italie quand j’étais en solo et donc en mode mega introvertie… je me suis dit ok, le contexte est pas festif, j’ai abusé un peu ces jours ci, j’abuse depuis quelques mois (années) déjà… alors si je bois pas 3 jours ce sera déjà pas mal.

Dont acte.

Et puis, une fois rentrée, je me suis dit, « bon allez je pousse jusqu’à lundi pour faire une semaine ». Autant je vais être transformée, me débarrasser de mon teint agricole, dégonfler, rajeunir et sentir mes neurones à nouveau fringants et motivés.

Mouarf.

Il s’est passé que dalle.

Donc j’ai continué… juste parce que je suis têtue et que ca reste drôle de voir la tête des gens quand j’annonce que je bois plus/pas. Car généralement on pense que je bois beaucoup plus que ce que je bois en réalité… (le teint, la personnalité, les fou rires, l’humour de merde…).

La on est à 3 semaines et plus… et franchement je ne ressens aucune différence. Mon sommeil est pas mieux sinon pire, je suis peut être encore plus fatiguée, mon teint est tout pareil (mes origines génétiquement bouseuses). Ok, j’ai perdu 2 kilos mais je crois que c’est plus le stress et la flemme de faire les courses… et je suis carrément moins bien dans mes baskets.

En effet au lieu de cogiter 18 h par jour à jeun puis de lâcher prise et ricaner de ma misérable vie je cogite en toute sobriété h24 et je ne peux plus vraiment rire de ma réalité, ni de celle des autres… La vie la vraie, toute la putain de journée… et la soirée en prime! Youhou!

Alors ce qui me manque c’est certes les BONNES bières ou le bon vin, notamment la nouveauté, la curiosité…mais surtout le petit écroulement euphorique de lâcher prise que t’as avec les premières gorgées du soir. Rien à voir avec l’ivresse. Juste le petit truc qui fait passer ta sale journée derrière toi et te déplace dans la zone sourire et détente et mise à distance… tu l’as pas avec un Perrier tranche ça. Ni avec le jus de tomate même quand il se compose à 50% de tabasco (même le tabasco au bacon. Ouais j’ai du tabasco au bacon, ça rage?)

Avec le sport intensif tu sues ta rage et ton stress et t’as un bon rush d’endorphines mais c’est pas comparable… c’est pas le même lâcher prise. D’ailleurs j’avais tendance à y rajouter une bière…

Je crois que j’étais accro à ce truc… a l’instant balek/que sera sera qui va avec le premier demi. Même si c’est aussi le dernier de la soirée. c’est pas une question de degré ni de quantité…

Je suis rarement dechenillée. Pompette oui mais torpillée non. Déjà parce que mon quartier pardonne pas et que vaut mieux être un peu vigilant, et puis parceque je porte des converse et que c’est une vraie galère à ôter quand t’es bourré… (ça m’arrive allez, deux ou trois fois par an de dormir avec mes pompes… c’est pas la cata mais je recommande pas.)

Mais chez moi en cas d’alcoolémie sévère, passé la phase rigolarde, alcool et fatigue ignorée ancestrale se mettent sur la gueule dans mon cerveau et je finis par m’endormir au lieu de bambocher en mode trou noir et entrer dans la légende pour les conneries épiques que je pourrais faire en mode roue libre œnolique. C’est con… c’eût été plus drôle pour mon épitaphe. (Toujours vivre sa vie en fonction de l’épitaphe!)

Enfin voilà… je pense que je vais pousser un mois… voire 2 par provoc, et puis on verra.

En ce moment c’est une phase pas très up donc ça s’y prête bien de toutes façons… le ramdam de la binouze avant la frénésie estivale… mais je vais pas mettre 5 étoiles à l’expérience.

J’aimerais pouvoir dire que c’est trop ouf, que c’est geeeeenial mais non, pas un brin. Je pense que ceux qui disent ça mentent. Ils ont trop le seum alors ils font genre…

Autant c’est chez le foie que ça se joue, je vais être la dernière à savoir à moins d’aller faire un tour en endoscope…

Ou alors c’est que je buvais pas assez… je vois que ça. Le problème chez moi c’était donc pas l’alcool! (Dis wallah!)

Je me suis documentée un chouïa sur les effets pour voir si je m’y reconnaissais. Mais les premiers effets mentionnés étaient à 2h, 8h, 24h du coup peut être que je regardais pas au bon endroit pour mon genre de conso.

En tous cas mes soirées sont plus courtes car paradoxalement depuis que je bois plus d’alcool je suis très vite saoulée… je crois que l’alcool a la vertu de faire glisser les choses, les remarques ou les gens, le temps sûrement aussi. En comparaison, la sobriété c’est sec et tu vois tout d’un œil différent, analytique et pas funky… comme un assesseur de soirée… sauf que personne te demande le rapport.(tu le vois le double sens?)

Je me suis jamais sentie aussi sérieuse du coup. Et je crois pas que ça me réussisse. Peut être que l’alcool contribue à mon insouciance et à ce compte là, l’exercice de la sobriété revêt une autre dimension.

Peut être aussi que c’était pas le moment vu que j’ai ni le temps d’allier ça a du sport, ni à de la montagne ni à une quelconque détente…

Je vais donc revoir le projet et le retenter pour lui offrir un contexte plus sain. Car être «saine » dans une vie insane c’est pour l’instant pas ce que j’ai vécu de mieux et ça n’a pas grand sens. Vu mon stress actuel c’est plutôt vers l’héroïne ou le Crystal meth que j’aurais du me tourner…une fois de plus je fais tout à l’envers.

Bon, je pars établir la carte interactive des trucs à récupérer sur le bon coin sur 12 départements et de mes potes situés ( ou disposés à aller) à proximité… ce déménagement étant un travail collaboratif de grande envergure qui va me couter cher en barbecues et rhums arrangés…(et si il y avait de l’alcool dans le rhum ça se saurait!)

Et sinon j’ai écouté Magon et je trouve ça fort bien, et j’ai tardivement connu mon dépucelage littéraire de Lydia Lunch et c’est forcément la révélation donc ça c’est cool…

Avec des boss en traduction siou plait..,
Forcément !

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