Je vais commencer par une blague: Que dit un végane daltonien quand il échoue?
– J’ai fait chou bleu!

Moi ce soir j’ai planté des choux et je suis bleue de blues mais je suis toute marron…

Ce week end c’était cool car même si on baigne (grand bain sans brassards hein!) dans le « tout reste à faire », j’avais une maison pleine de potes et de bonnes vibes et c’était exactement ça l’idée de cette maison… on a même réussi à glandouiller paisiblement et collectivement sous les arbres, encore infusés de notre cuite de la veille (et … hum…de l’avant veille) , dans les restes de punch, dans la fatigue de la micro rando baignade canicule detox du matin et dans une espèce de bonne humeur molle à peine troublée par Misfit qui jetait son Frisbee sur les dormeurs…(ce chien a un problème avec l’oisiveté, ça doit être son côté berger allemand…).

Alors quand les départs échelonnés ont eu lieu entre dimanche soir et lundi aprèm ce fut passablement dur…( merci mR J pour les heures sup! Et le potager!)…
Le plus rude, c’est le soir quand le soleil tombe, l’heure des rire et des potes et que je suis là à zoner toute seule sur mes terres à rêver de breuvages houblonnes propices au ricanement.
Vendredi ceci dit j’ai commis ma première soirée locale. C’était un concert folk pas ouf du tout (mais du tout…) mais le lieu était super cool, la bière excellente, les cocktails pas mal au début puis de plus en plus chelou proportionnellement au taux d’alcoolémie du mixologue (mais qu’est ce que c’était drôle…) et puis bim, le génépi fatal de fin de soirée, et plein de gens à la cool- isés, comme les rencontres de bar mais où on te propose des autres plans sortie bientôt et ça à l’air sincère (ou du moins enthousiaste. Hips!) .
Après je suis blonde et passablement souriante. Même si je suis peut être pas aussi avenante que je crois en avoir l’air (un mec m’a appelé Kill Bill toute la soirée)… alors je panique pas, je peux sûrement tabler sur l’effet « sang neuf » et l’effervescence du cheptel de quarantenaires qui se renouvelle… mais moi ce qui me manque c’est la complicité pas des potes de comptoir…
Et vers 19h ça me rend chroniquement triste.
Ça passera sûrement.
Mais sinon aujourd’hui j’ai rangé post soirée, j’ai vidé des cartons, j’ai déplacé un buffet, j’ai acheté de la plante potagère, j’ai bêché en plein cagnard caniculesque, j’ai descendu les tuiles de la zone de chantier (5 voyages), j’ai balayé les petits gravats, rempli des sacs de gros gravats, passé l’aspi de chantier sur les micro gravats, réorganisé l’abri à côté du garage, fait du tri merdiesque des anciens proprios ( trouvailles du jour: sacs poubelle, caisson en bois, tableaux qui brillent), fait 2 types d’allergies cutanées différentes a des piqûres d’insectes (ou de plante?), posé des rideaux (rouges), mis en terre mes plantes potagères, mis du terreau autour, arrosé les susdites ainsi que celles qui étaient déjà plantées (merci J et À pour la lavande… il manque plus que les cigales!), contacté un apiculteur qui est venu virer les frelons asiatiques et leur nid (nid primaire… si vous savez pas demandez moi) de mon balcon…
Et j’ai sûrement oublié des truc.
Ce que je n’ai pas fait: résilier mon abonnement au spore, remettre le canapé surnuméraire au garage, monter le haut du meuble en Formica, rendre le réfrigérateur de secours au voisin, faire de la confiture d’abricot, faire les sols (le punch si ça collait ça se saurait!), monter et installer mes appliques (tu le vois venir l’instant Claude François?), centraliser mes fringues dans un meuble temporaire au lieu de pousser des jurons tous les matins en cherchant des alliances vestimentaires inter-cartoniques, faire mes branchements sono, me faire à manger, faire à manger à ma progéniture ( personne est jamais mort en mangeant du pain et du fromage)… etc… etc…

Mais demain est un autre jour.
Et là je dois aller me laver les genoux.